Pafois chagrines, souvent joyeuses, régulierement émues

30 janvier 2019

Rentrer dans le Clan.

Faire clan...

Être de la même équipe...

Appartenir à une famille...

C'est des questions que je me pose, moi la femme de presque 50 ans.

Pour moi, qui suis un animal social, les autres sont importants. Peut-être trop.

Dans une autre vie, j'ai dû vivre à Okinawa, l'île japonaise où l'on compte le plus de centenaires au monde et où la vie en communauté intergénérationnelle est la règle. Vous me voyez venir : les liens sociaux, ça conserve !

Je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde.

Et j'avoue admirer ceux d'entre nous qui se suffisent à eux même.

Qui n'ont pas besoin de beaucoup de gens autour d'eux, de regroupements fréquents et réguliers, de faire clan quoi.

Faire clan ? Mais ça veut dire quoi cette expression toute pourrite qui tu nous sors là ?

Pour moi, c'est une histoire d'appartenance. J'aime vivre "en équipe". Sentir que je fais parti d'un groupe. Que les gens que j'aime sont autour de moi. Qu'ils me témoignent leur affection. Qu'ils me laissent les entourer de la mienne. Que nous nous retrouvons régulièrement dans la légèreté et les éclats de rire, ou les larmes parfois. Que nous organisons des trucs tous ensemble. Que nous partons en balade ou en vacances. Qu'on est là, les uns pour les autres quoi qu'il arrive. Qu'on partage.

C'est de là que je puise une grande partie de ma force, de mon énergie.

Non, je ne suis pas un vampire qui suce le sang des autres. Juste, je donne sans compter, souvent plus que je ne reçois. Je ne tiens pas de comptabilité. J'ai besoin de cela. C'est ainsi que je fonctionne.

Je sais que c'est un fonctionnement un peu particulier. Que le seul clan qui est en général admis est celui de sa famille.

Il est normal d'être une famille et de faire des choses ensemble. Des parents avec des enfants petits. Des balades en forêt, des goûter d'hiver, des pique-niques, les vacances, Disneyland, bref, vous voyez quoi ! Puis, les enfants grandissent et là déjà, c'est plus tout à fait pareil. La société regarde avec méfiance ces familles qui traînent toujours ensemble. Se réunissent tous les week-ends avec les enfants, leurs conjoints, les petits enfants, le chien... Où tous les membres y prennent du plaisir, en ont besoin. Je ne pourrais pas vivre à plein temps avec mes parents, mais je ne serais pas contre un gigot-flageolet-tarte aux pommes, le dimanche de temps en temps si nous n'habitions pas tous loin. D'ailleurs, cette année, j'ai pris beaucoup de plaisir à me retrouver chez eux avec ma sœur & co. De passer le nouvel an avec mon frère et son équipe.

Quand ce sont des amis qui fonctionnent ainsi, c'est encore plus compliqué. Où est la limite entre la vie en kiboutz et l'intrusion dans la vie des autres. Comment faire pour que chacun y trouve son compte ? Comment trouver ce juste-milieu ? Entre ceux pour qui s'est une évidence et ceux que cela rebutent.

Parce que justement, j'y ai beaucoup réfléchi : je fonctionne comme ça. Je me répète, je sais. J'aime être entourée et bien entourée. J'aime l'effet de groupe, de tribu, où les frontières s'effacent. Où l'on est tous du même clan. Je m'y sens rassurée, en sécurité. Comme si rien de négatif ne pouvait m'atteindre. Mes amis proches ont toujours eu les clefs du Poulailler par exemple. Et pouvaient aller et venir comme bon leur semblaient, ça ne m'a jamais posé de problème, bien au contraire.

Sauf que...

Sauf que j'oublie que tout le monde ne peut pas, ne veux pas vivre ainsi.

Mon ex-coloc de grotte me l'a fait très justement fait remarquer l'autre jour.

Et quand la réalité me rattrape, et bien, c'est douloureux.

Mon clan amical a explosé, il n'y a pas si longtemps. Avec le recul et un peu lucidité, je me suis rendu compte que ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait (pour de multiples raisons d'ailleurs). Il est à parié que ce ne sera pas la dernière. Même si cette fois, c'est particulièrement violent. Parfois, les histoires se finissent juste parce que c'est le moment, parfois, c'est le temps qui fait son œuvre, parfois il y a des larmes et du sang. Depuis, j'avance sur la pointe des pieds. La blessure est encore à vif. Il me faudra du temps pour cicatriser. La vie est ainsi faite.

Je n'ai pas perdu tous mes amis dans la bataille heureusement, nous en avons déjà parlé. Certains ont toujours été là, mais je ne les voyais pas vraiment, aveuglée que j'étais, d'autres apparaissent. D'anciens aussi reviennent par les hasards de la vie. C'est juste que la façon de fonctionner qui est différente et pour l'instant, je ne m'y reconnais pas. Je ne sais pas si c'est une histoire d'âge (la femme de presque 50 ans, tout ça, tout ça), ou si c'est juste que notre destin est ainsi fait, qu'il faut laisser le temps au temps et reconstruire de nouvelles histoires sur de nouvelles bases avec de nouvelles façons de fonctionner.

Cette pause, cette prise de recul me permet aussi de me rendre compte aussi des autres clans dont je fais partis, moins fusionnels certes, mais quand même. Vous, mes lecteurs, entre autres.

Comme quoi, chaque expérience de la vie est source d'enseignement. 

Pas de nostalgie pour le passé dans cet article, ni de plaintes. Non, non, juste des interrogations.

Comment font les autres ? Comment vous en sortez-vous, vous ? De quoi avez-vous besoin ? Que faites-vous lorsque tout vole en éclat ?

Dites-moi, ça m'intéresse.

amis-50-ans

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10 janvier 2019

La femme de presque 50 ans, et un peu plus, n'éxiste pas !

Attention, scoop ! Nous n'existons pas.

Mais alors, pas du tout, du tout !

Comme je vous l'expliquais dans mon article-bilan, j'ai fait des recherches sur cette tranche de la population à laquelle j'appartiens (j'ai 47 ans.). Et bien accrochez-vous bien : la femme de presque 50 ans et un peu plus, n'existe pas.

Si vous tapez "Femme de presque 50 ans" dans Google, vous verrez apparaître dans les premiers résultats : ménopause, problèmes de peau ou de poids, sécheresse vaginale, bouleversements et autres joyeusetés. Mais rien de léger, rien sur le bonheur de d'être libéré des obligations de la vie, sur l'épanouissement, sur les femmes rayonnantes que nous sommes.

Nulle trace, nulle part. Et pourtant ...

Mais où est-elle donc ?

Sa fille a une chaîne Youtube. Sa collègue de boulot, enceinte, poste des photos de son ventre sur Insta toute la journée. Sa petite sœur à un blog, qui nous montre sa vie bien organisée de maman d'enfants en bas-âge. Sa mère poste des vidéos de son dernier treck au Népal sur Facebook, pour tout dire, on ne l'arrête plus depuis qu'elle est à la retraite.

Mais la femme "entre-deux" : piouf, rien ! Que dalle !

C'est un fantôme. Une ombre tout au plus. Une catégorie au pire : la quinquado, mais nous y reviendrons.

Et pourtant, elle est bien là cette femme de presque 50 ans

Sauf qu'elle n'intéresse personne.

Elle est femme, mais devient invisible aux yeux des hommes (n'est-ce pas Yann Moix). Son couple est constitué depuis si longtemps qu'il ronronne comme une vieille bécane. L'ordre est établi. Si ce n'est pas elle, c'est son mec qui s'ennuie et qui se barre. Son corps doit se modifier, les magazines l'ont promis. Ça la terrorise, mais en même temps elle s'en fout.

Elle est mère d'ados et est confrontée aux problèmes qui vont avec. Elle les voit s'envoler, quitter le nid, mais ça ne fait pas la une des journaux.

Elle a un boulot, mais voilà, sa carrière est derrière elle. Et là aussi ça ronronne. Ou alors, faut qu'elle se remette en question, se reconvertisse.  

La presse dite féminine ne la représente pas : Biba, Cosmo, c'est pas pour elle. Notre temps, non plus. Entre deux ? Happynez, Flow, qui l’incite à "trouver le bonheur" à grand coup de méditation. Marie-Claire qui la culpabilise. Mais rien de léger, de drôle. 

La Télé ? Non... Vraiment... Ne me lancez pas sur le sujet !

Bref, l'image que renvoi la société est un peu terne, non ? Manquerai plus qu'elle soit obligée de s'habiller chez Dammart.

Sauf que...

Sauf que, nous, les femmes de presque 50 ans et un peu plus, ne sommes pas d'accord.

Quand je me suis rendu compte que personne ne s'intéressait à nous, j'ai réfléchi et j'ai posé la question à mes copines. Toutes, TOUTES, m'ont dit : tu as raison, nous ne sommes pas prises en considération. Personne ne parle de nous comme nous sommes vraiment. De nos non-problèmes, de notre bonheur d'être des femmes acceptant le temps qui passe, souvent bien mieux dans notre peau qu'à 20 ans. De nos envies de vivre à fond notre milieu de vie. Belle, séduisante, active, passionnée, concernée, curieuse, à fond quoi ! Parait que ces souhaits sont caractéristiques de notre génération : nous sommes des quiquado. 

Heureusement, nous ne sommes pas complètement isolées. Des actrices, des journalistes, des écrivaines, montrent l'exemple, affichent leur presque cinquantaine et un peu plus, avec fierté. Quelques blogueuses aussi, faut pas déconner, comme Happy Q ou Jeune vieillis pas et quelques autres. D'ailleurs, si vous avez des adresses, je prends.

Bon, c'est bien beau ce discours, mais tout cela pour dire quoi ?

Pour dire que j'avais envie de me faire l'écho, ici, de vrais sujets de sociétés qui nous concerne NOUS les presque cinquantenaires et un peu plus. Des trucs graves comme d'autres plus légers. Ouvrir le débat tous ensemble. Vos idées, les miennes, celles des hommes qui nous entourent.

Des articles, mon grain de sel, sur nos vies, nos boulots, nos attentes, nos envies, nos ados, sur nos mecs, nos fesses, nos passions, nos préoccupations.

Traiter ici ce qui nous représente vraiment pour mieux comprendre ce monde qui tourne aussi (grâce ?) à nous, les femmes de presque 50 ans et un peu plus.

Vous me suivez dans cette folle aventure ? Vous avez des idées de sujets ? Je suis toute ouïe !

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16 octobre 2018

Je suis comme je suis...

Un peu de poésie, une fois n'est pas coutume...

Croisé par hasard sur les reseaux sociaux

Jacques Prévert a toujours raison

 

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Quand j'ai envie de rire
Oui je ris aux éclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi
Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé
Oui j'ai aimé quelqu'un
Oui quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer...
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer.

Jacques Prévert

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10 octobre 2017

Retour vers la vie

Dire ou ne pas dire...
Parler ou se taire…
Etre ou ne pas être comme dirait Willy…
Tiens ? y avait longtemps qu’on avait pas eu de ses nouvelles à celle-là ?
Et elle revient avec des considération métaphysiques à la con noix... ?
Car c’est un fait :  J’ai disparu d’ici depuis 6 semaines…
le silence intersidéral… 
Mais où étais-je donc… ? Encore une question hautement philosophique...
Et la suivante : faut-il que je m’explique, que je me justifie… ?
l’avantage d'être la seule rédactrice de ce blog, c’est que je fais bien ce que je veux…que je contrôle tout… 
Alors...
Ou étais-je ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ce silence…?
Pour tout vous dire, je me suis perdue… mais alors complètement perdue… 
En fait, dans la Vraie Vie tout court, j'étais perdue depuis bien plus longtemps, que 6 semaines…
mais il me restait un peu de force pour garder le masque, pour faire semblant… d’écrire encore mes résumés de la semaine…
Mais pas plus…
J’ai tellement fait semblant que j’ai réussi à me berner moi même…
J’ai tellement fait semblant que j’ai réussi à me faire croire, toute seule comme une grande que je pouvais gérer, que ça allait passer…
Ne nous voilons pas la face, Je vis depuis longtemps avec mes démons, avec leurs hauts, avec leurs bas.
Sauf que cette fois je n’arrivais plus à lutter.
Je vous en ai déjà parlé de ces monstres qui me dévorent parfois…  
En fait… Ce ne sont pas vraiment des monstres… 
En fait … "Ces monstres" sont Moi,  Moi, toute seule…
Alors...
J'ai décidé de vous expliquer parce que ça ne sert rien à rien de cacher les choses
J'ai décidé de vous expliquer parce que j’éprouve le besoin de l'écrire ici
J'ai décidé de vous expliquer pour faire taire les rumeurs les plus folles
J'ai décidé de vous expliquer parce que connaître cette maladie est le meilleur moyen de la traiter
(avec les médocs, on est d’accord mais on y reviendra)
Maladie ? vous avez bien lu : Maladie ?
Oui oui ! 
Alors, que je sois claire, tout de suite : je ne cherche pas votre pitié, je ne cherche pas à me poser en victime, je ne cherche pas a attirer votre attention, à braquer les projecteur sur moi… 
Non
Au pire, je vous aide à mieux comprendre
au mieux, j’écris pour laisser une trace qui ne servira qu’à moi… 
Car elle me servira j’en suis sure…
Mais de quoi parle-t-on ? 
On parle de la maladie des troubles bipolaires… 
(Avant on disait maniaquo-dépressifs)
J’aurais pu vous dire « je suis bipolaire »… Sauf qu’on dit pas "je suis diabète » ou « je suis cancer »… 

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Il y a Moi, juste Moi, d’un côté, et ces satanés "troubles » qui peuvent rendre ma vie impossible, de l’autre… 
Je suis lucide, on parle là d’une maladie mentale, et c’est tabou la maladie mentale, on en parle un peu plus, certes, mais ça fait peur… ça se voit pas du premier abord… On le découvre au retour d’un chemin… c’est angoissant… Souvent incompréhensible… On sait pas trop comment ça se soigne…
D’ailleurs est-ce que ça se soigne vraiment …?
et puis quand est-ce que c’est le personne « malade »  est elle même, ou quand c’est son « trouble » son "double" qui se manifeste… ?
Cette sensation de dédoublement, ces excès, c'est très perturbant...
Et si c’était contagieux ?
C’est bien sympa ton discours sur la maladie, mais c’est quoi cette histoire de troubles bipolaires?
C’est quoi ton truc trop chelou comme diraient nos ados… ?
Dans les troubles bipolaires, on parle de troubles de l’humeur : en clair, tout le monde a des hauts et des bas dans la vie… Des bonheurs intenses, des moments de doutes, des coups durs… Chacun est atteint plus ou moins fort, plus ou moins longtemps…
C’est normal… C’est la vie…
Dans le cas présent, ça se passe pas tout à fait comme de cette façon.
Les cycles de l’humeur sont déréglés. Les hauts sont très hauts, les bas sont encore plus bas que bas…
Pendant les périodes « up » les malades peuvent déplacer des montagnes (au sens littéral du terme) une énergie de dingue (qui fatigue tout leur entourage), pas besoin de dormir (ou très peu), toujours sur le pont, content d’y être, d’une efficacité incroyable. 
Mais plus ils montent hauts, plus la chute est sévère. 
Car c’est le corollaire des phase « up ».
Les phases « down » sont un abîme sans fond, où ils s’enfoncent et s’enfoncent encore, au plus profond de leur désespoir. Un désespoir qui peut entraîner les idées les plus noires afin d’y mettre un terme. 
parfois les variations se font sur plusieurs semaines, plusieurs mois… Parfois elles peuvent alterner dans la même semaine, le même jour, la même minute… On appelle ça des phases mixtes…
Elles sont tout autant épuisantes… Tout autant dangereuses..
Imaginez un instant l’énergie qu’il faut pour survivre à ces variations…
Pour le malade et pour son entourage…
Heureusement, il existe des solutions, des traitements, afin de mener une vie normale
(tout au moins un peu moins fatigante pour tout le monde).
Et c’est pour retrouver une sérénité et commencer un traitement adapté que je me suis réfugiée (à ma demande) dans un havre de paix, une jolie clinique dont c’est la spécialité. 
Voilà 15j que j’y suis…

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J’avance… Pas très vite, certes, mais il est important de prendre son temps pour éviter le plus possible les rechutes.
Pour trouver la bonne molécule. Le bon dosage.
Parce que, bonne nouvelle, on peut vivre tout à fait normalement avec cette maladie. Il suffit d’un traitement et une hygiène de vie adaptés… comme pour le diabète en somme… Oui Oui… La boucle est bouclée...
Je vais mieux, croyez moi, d’ailleurs, je suis capable d’écrire ces lignes.. 
J’ai aussi de nouveau la force de faire des photos… c’est bon signe…
C’est encourageant, me dit le Dr F qui s’occupe de mon cas.
Le chemin est encore long, je sais qu’il sera encore chaotique… Que ce n’est pas fini… Qu’il me faut être patiente… 
Que tout mon entourage doit l’être aussi…. Ils l’ont déjà tellement été… Partir me « reposer » dans ce château de princesse (j’ai pas choisi n’importe quelle clinique non plus), était aussi leur permettre de souffler… Ils ont tant fait, tant donné… Qu’ils en soient remercier…
Je voulais coucher ici, ces quelques mots, afin de garder une trace... Parce que cette semaine, j’ai pu constaté l’utilité de ce blog. En effet, depuis un certain temps, je me disais qu’il ne servait pas a grand chose… En tout cas, je n’en tirais plus aucun plaisir, ni intérêt…
Et puis… Le Dr F m’a demandé de remonter dans le passé et de construire un courbe de l’humeur des 3 dernières années… L’exercice m’a semblé difficile et laborieux dans un premier temps… Mais j’avais un outil sous la main extrêmement précieux…
Un journal de bord… Semaine après semaine…
Alors, grâce à ce blog, j’ai pu travaillé objectivement, j’ai pu faire la part des choses… 
Je vais donc reprendre mon travail ici, là où je l’avais laissé…. J’en mesure l’importance aujourd’hui. Il m'a toujours été nécessaire... Il faut se rendre à l'evidence, il est l'un de mes outils, un de mes moyens d'expression, dans cette vie...

trouble-bipolaire-definition-symptome-humeur

Deux dernière choses : 
- non, je ne suis pas courageuse d’accepter de me soigner, je trouve cela normal, pour moi, et pour les miens. Les éloges ne sont, une nouvelle fois pas ce que je cherches. Mon but est de vivre mieux, de vivre bien, de VIVRE tout court.
- Même si je ne les recherche pas, je vous adresse un grand merci, pour tout vos messages, et vos signes d’amitié…
Votre soutien m’est précieux, malgré tout, croyez moi. 
A très vite.

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22 mars 2017

Toute première fois

Tout-toute première fois

C'est bon ? vous avez la chanson dans la tête

niak niak niak !

Depuis un an, il y a eu beaucoup de changement dans ma vie

Des drôles, des moins drôles...

En fait, c'est surtout ma façon de voir la vie qui a changé

Et j'envisage ou je fait  des trucs dont je n'aurai même pas eu l'idée avant

descendre dans un gouffre, courir plusieurs km (et aimer cela...), rentrer dans un jupe en 38, etc etc 

J'ai l'impression de multiplier les premières fois

et j'ai même une liste de choses à faire en 2017, en 2018, avant de mourir...

j'aime aussi me laisser surprendre, et suivre l'opportunité quand elle se présente

J'avoue que la "première fois" de dimanche n'était sur aucune de mes listes

ni même dans un coin de ma tête

mais je suis bien d'accord, il faut avoir vécu cela une fois dans sa vie !

(comme porter une paire de Louboutin, mais ça, c'est sur ma liste)

Je vous explique le plan : 

Quand la Belle Lisloise a dit : "dimanche prochain, j'organise le Loto du collège, vous venez ?" et que j'ai répondu que je n'avais jamais fait de Loto de ma vie, la Jardinière a déclaré : "C'est vrai ? ah ben on va y aller alors, il faut avoir fait ça au moins une fois ! ça va être drôle ! et puis tu verras, c'est une vrai étude sociologique"...

"Bon ok... Mais vous croyez que je vais y arriver ? "

"euh... Voui franchement ça devrait être à ta portée"

Et là, tous, ils ont commencé à me parler un drôle de langage avec des mots barbares "quine", "double quine", "carton plein", "Bouléguer", "démarquer"... Aie aie aie... que de vocabulaire !

Bref, j'ai stressé toute la semaine

nan, je rigole, ça m'a pas empêché de dormir,

mais bon quand même, ça avait l'air technique c't'affaire

Et pi fallait du matos, des petits jetons à poser sur les cartons.... ahlala, heureusement que j'ai des copines qui assurent !

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Nous voici donc dimanche vers 13h30, devant la salle

1h avant ?

en fait, on pensait que c'était 14h...

Mais faut pas arriver trop tard non plus, parait qu'après y a plus place ! les nôtres étaient réservés, ouf...

Bon, j'avais tract...

Première épreuve : le choix des cartons !

t'arrive dans le hall de la salle, t'es accueilli par des bénévoles de l'assos tout sourire

tu dis combien tu vas prendre de cartons et tu payes

c'est le Coq qui s'est chargé de l'affaire guidé par la Jardinière,

il avait pas plus d'experience que moi

On te donne un petit ticket avec un numéro dessus et tu dois choisir tes "cartons" (euh les grilles avec tes numéros quoi...)

j'ai fais ça au hasard, il fallait en choisir 4

Parait que pour certains c'est un choix vraiment important avec des numéros fétiches et tout...

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 ensuite, tu rentres dans la salle, et là, premier choc : "mais c'est immense ! à combien on peut tenir là ? "

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 on était pas les premiers, loin de là,

certains étaient déjà très concentrés

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 et bien équipés avec porte étiquette, jetons aimantés de toutes les couleurs, peignes magnétiques pour "démarquer" plus rapidement, arrrgggg 

On s'est installé à nos places, les Jardiniers nous ont ré expliqué les règles et le fonctionnement pour la douzième fois 

je comprend vite, mais faut m'expliquer longtemps

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comme on etait tres en avance, en attendant, évidement, on a fait les clowns

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Je me suis promenée, j'ai été voir les lots

il y avait 15 parties en jeu, ça représente :

- 13 parties, avec un lot quand t'as une Quine (une ligne), un lot quand t'as une double quine (deux ligne sur le même carton) et un lot quand t'as carton plein (c'est quand t'as tout rempli, ça veux bien dire, ce que ça veut dire)

- 2 parties carton plein directement

Bon, bon ok, j'ai compris

Avec la Jardinière, on avait repéré le caddy avec la grosse framboise : il avait passé la semaine chez la Belle Lisloise et on s'était dit qu'on allait le gagner, c'était sur !

avec notre chance du débutant, c'était couru d'avance !

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 Sûre de sûre, on allait gagner, je vous dis !

C'est notre copine qui bouléguait ! (qui faisait tourner les petites bouboules dans le panier avant que son collègue ne les tire au sort)

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 Comme on avait quand même beaucoup beaucoup d'avance on a eu le temps de se dissiper...

ce qui nous a valu quelques regards agacés de nos voisins

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 Pourtant, ils étaient beaux nos dessins, non ?

Et puis, la salle au 3/4 remplie (il faisait un temps superbe dehors), le petit discours de bienvenue

et hop, on commence, y pas une minute à perdre, 15 parties à jouer !

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Le principe est très simple, tout le monde le connaît (sauf moi) : sur la scène un numero est tiré au sort, l'animateur l'annonce (y a même un écran qui l'affiche, moderne !) et toi tu poses le jeton sur le numéro si tu l'as dans ta grille posée devant toi. Si tu l'as dans plusieurs grilles, et ben tu le "marques" dans chaque grille. Quand t'as une ligne, tu hurles "quine", un animateur vient te voir, contrôle que t'as bien les bons numéros, et te remet le cadeau correspondant. Si vous êtes plusieurs à faire "quine" en même temps, y a un tirage au sort : chacun plonge sa main dans un petit sac, celui qui tire le plus gros numéro remporte le cadeau, l'autre reçoit une" consolante" (souvent une bouteille de pinard)... voilà, c'est tout simple, c'est pareil pour la double quine et le carton plein. Quand tous les cadeaux de la partie ont été gagné, on "démarque" et on passe à la partie suivante. Enfantin...

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enfin... Pas temps que ça quand même, parce qu'il faut une concentration de dingue ! t'as pas intérêt à rater un numéro, sinon pas de cadeau ! et puis le rythme est intense, les numéros s'enchainent, t'as pas le temps de rêvasser crois moi ! D'ailleurs, t'as pas un bruit dans la salle, on entend que le bruit des boules dans le panier, et la voix de l'animateur. Et si tu oses rire un peu trop, t'es vite remis à ta place par les voisins... C'est du vécu ! c'est sérieux le Loto ma petite Dame, on est pas là pour glousser comme une dinde !

Avec le Coq, on s'y est mis à 2 pour être sûr de rien rater sur nos 4 cartons

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 4 cartons... Mon voisin le Beau Lislois et sa voisine en face en avaient 12 chacun, un truc de dingue !

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 plus la partie avance, plus l'ambiance est fébrile : il manque un numéro pour gagner ! va -t-il sortir ??? 

Les traits se tendent, les yeux implorent, les soupirs s'échappent, des mains tapent sous les tables pour "appeler le numéro" (hein ? ah bon...)

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et puis... Ben t'as pas eu de chance... tu démarques...

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 et là c'est la détente, ça papote, ça commente, ça se défoule de la parole,

mais vite, vite, faut se reconcentrer, une nouvelle partie commence

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 piouf, épuisant !

heureusement y a une entracte pour se dégourdir les jambes

Bilan à mi-chemin : rien gagner, même pas frémi un peu... 

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 j'avoue que je commençais a trouver le temps un peu long... 

alors comme d'habitude, les Jardiniers ont assuré le spectacle

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 une histoire de crêpes...

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 allez, il est l'heure, on y retourne... 

je manquais de motivation... J'ai laissé le Coq géré...

A la 14eme partie il ne s'était toujours rien passé de palpitant... Malgré le porte bonheur du Beau Lislois...

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 et les pitreries du Jardinier (on fait se qu'on peut pour pas s'ennuyer)

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 La 14eme partie..

.Celle du caddy avec la grosse framboise sur le "carton plein"... 

"quine", "double quine" passent... On joue pour le "carton plein"... Sur un carton du Jardinier, il ne manque plus qu'un seul numéro...

aaaaaahaaaa l'exitation monte... monte... monte...

Le numéro sort !

on hurle tous ensemble !

tellement fort qu'on entend pas que quelqu'un d'autre à aussi "carton plein".

L'animatrice contrôle le carton, il est bien valide, l'autre carton plein est valide aussi, tirage au sort donc...

avec ma chance de débutante, je suis choisi pour être la main innocente... Je sors le 68, alors que tout l'apres midi se ne sont que des petits numéros qui sont sortis...

L'autre personne... Le 72....

Pfffff raté !

La consolante pour le Jardinier... 

Mais qu'est-ce qu'on a rigolé ! 

Je vous raconte quand même la 15 partie, parce qu'elle vaut son pesant de cacahouète :

On est tous un peu dessus quand même d'avoir raté la Grosse Framboise...

Mais Le Beau Lislois se déconcentre...

Moi, nettement moins... J'y arrive plus... Le Coq non plus...

C'est une partie directement en carton plein... C'est long... Le cadeau est un bon d'achat conséquent... 

Et puis au fur et à mesure que les grilles se remplissent... Je vois bien que le Beau Lislois est de plus en plus tendu...

Il manque 3 numéros sur l'une de ses grilles...

2...1...

Et d'un coup, on hurle tous ensemble ! il a gagné !!!

La chance n'était pas loin finalement !

Bravo bravo bravo !

Bilan de l'experience : c'était un peu long... Mais on a bien rigolé !

Si j'y reviendrai ? peut être pas de suite de suite quand même, mais pour s'amuser pourquoi pas... C'est pas désagréable pour un dimanche de novembre... Pour un jour de printemps, c'est pas gagner quand même... 

Après, j'avoue que j'ai vraiment été impressionnée par le sérieux des gens présents, on sent les habitués, les pros du lot, ils ont du matos, ils sont capables de suivre 12 grilles, d'écouter de la musique et d'envoyer des textos en même temps (si, si, je vous jure, j'en ai vu une le faire) et ils gagnent ! souvent !

En tout cas, c'était une belle première fois ! Merci les Copains de m'avoir permis de vivre ça

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07 octobre 2016

Ma migraine et moi

Depuis presque un an, j'ai la migraine...

Enfin... plutôt j'ai conscience que j'ai mal à la tête

parce qu'avant j'avais mal à la tête, tout le temps,

mais je ne le savais pas,

je prenais un antalgique et zou j'avancais, coûte que coûte

Et puis l'annee dernière, le 14 novembre, plus de son plus d'image, et cette douleur inracontable au réveil

Avec le recul, je peux le dire,

ce jour là,

j'ai eu peur de mourir, 

mais vraiment pour de vrai,

et depuis il y a eu des rechutes

Alors j'ai pris conscience que je devais changer des choses dans ma vie, je m'y suis attelé en me disant que ma vie serait meilleure, plus saine plus équilibrée... Que j'irai mieux... Que tout cela c'était la faute de ce mal lancinant, et qu'en faisant tout ce que préconisait les médecins, j'allais enfin aller mieux, que je serai heureuse pour de vrai, pour toujours, dans le meilleur des mondes.

Que mes poussées de "révoltes" se tairaient enfin,

que mes démons se feraient la malle,

et ça allait, enfin, être ainsi,

pour toujours, jusqu'a la fin des temps...

En faisant le point, souvenez vous, c'était au début du mois de juillet, Je me suis dite apaisée, j'avais bien travaillé sur moi même : perdu du poids, arrêté de me battre pour rien, fini d'attendre, banni le stress, revu mes priorités, changé d'angle de vision, cessé d'avoir peur...

j'étais réaliste en même temps, je sentais les bases fragiles... 

 J'ai continué sur cette lancée, perdu encore plus de poids (20 kg de perdu au total), mise au sport (5 km 3fois par semaine, + 1h de pilates), accordé encore plus d'importance aux petits plaisirs de la vie, continué à faire des photos du quotidien... 

Et puis la semaine dernière patatra

 l'impression d'être revenu à la case départ... 

La migraine étant revenue, forte, lancinante, insupportable... 

Tout ce que j'ai fait n'a donc servi à rien ?

en tout cas, cela ne m'a pas protégé de la douleur...

Mon médecin dit que mon corps veut me dire quelque chose...

Ok, mais QUOI ? bordel, QUOI ?

Je suis toute ouïe !

Une sensation d'echec, de remise en question totale...

faut dire qu'avec tous ces changements, je ne sais plus trop où j'en suis...

Je crois que je me suis un peu perdue en route...

J'ai commencé la rédaction de cet article, alors que j'étais encore submergée par la douleur

Depuis, elle a disparu grâce au plan hors-sec de la neurologue

et le calme est revenu dans ma tête

 Mais les interrogations sont toujours là

Alors j'ai fait quelques recherches, et je me suis rendue compte qu'il existait un vrai syndrome dépressif post-régime

Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? tu vas me dire

Ben, c'est simple : si tu crois que perdre du poids et faire du sport va arranger tous tes problèmes,

tu te mets le doigt dans l'oeil jusqu'au coude !

Tu seras plus légère et mieux gauler, mais dans ta tête, tu resteras la même

et en plus, tu te verra toujours grosse,

c'est bien la peine, tiens!

En clair, si t'es pas bien dans tes baskets, ça ne t'aideras pas à mieux les lacer...

Bon, bon, ok, j'ai compris

mais alors, qu'est-ce que je fais moi, avec ma crise existentiel qui emmerde tout le monde ?

parce qu'en plus, je suis insupportable quand je suis dans cet état là

et que franchement, j'ai beaucoup de chance d'avoir un environnement si patient...

Et ben Cocotte, t'arrête de paniquer, de prendre des décisions qui n'en sont pas,

et tu continue sur ta lancée, tu fais des projets

et tu plantes des fleurs le long du chemin, tu finiras bien par récolter quelque chose de bien 

et surtout tu te dis que RIEN, JAMAIS n'est ACQUIS !

tu entend ? JAMAIS !

J'ai conscience que cet article,

je ne l'écris que pour me libérer,

qu'il est un peu confus,

tant pis,

je pourrais y revenir quand j'aurai besoin d'avancer...

et si par hasard, il peut faire écho chez quelqu'un quelque part, je n'aurai pas tout perdu

À bon entendeur...

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01 juillet 2016

Voilà, voilà, voilà...

J'ai 45 ans... 

Depuis dimanche, j'ai 45 ans...

Et l'idée de cet article qui me trotte dans la tête depuis (m'a fallu un peu de temps pour l'écrire, et le réécrire...)

Depuis dimanche, donc, il me semble que j'ai  passé un cap

j'ai basculé (en douceur, il est vrai) dans la deuxième partie de ma vie

Pourquoi je parle de cela, tout d'un coup ?

Parce ce que c'est la première fois que j'en prend réellement conscience

Depuis quelques temps déjà, je suis touchée (comme beaucoup) par la fameuse crise du milieu de vie

celle qui fait faire un peu n'importe quoi, qui bouscule, qui dérange l'ordre établi

Je sais que c'est elle, je l'ai reconnu, 

dans mes envies, dans les vies de mes amis

bon an, mal an, j'ai navigué à vue

j'ai affronté les ouragans, et les calmes plats, 

Nous nous sommes apprivoisées elle et moi, 

parfois j'ai le dessus, parfois elle gagne encore...

Nous cohabitons, c'est ainsi,

je la trouve plutôt sympa, d'ailleurs,

elle amène juste assez de fantaisies dans ma vie, sans tout faire exposer.

(la prise de risque sans danger, en quelque sorte)

Elle m'a appris à être bienveillante avec moi même.

Bientôt, grâce elle, peut être que je m'aimerai vraiment

n'empeche que là, depuis dimanche, j'ai 45 ans

et que c'est la pente glissante vers les 50 ans

Je suis entièrement convaincue que la vieillesse ne commence pas à 50 ans,

ni même à 60, 70, 80,...

D'ailleurs quand commence-t-elle ? 

je ne sais pas... Sûrement quand on arrête d'y croire...

Croire en quoi ? à la vie, à l'amour, en soi, 

quand on perd l'envie d'avoir envie (Johnny, sort de mon corps immédiatement)

Alors pourquoi ça me dérange d'avoir 45 ans ?

Parce que ça me fais pas vraiment rire, et que je ne sais même pas bien pourquoi

Parce que ça m'oblige à faire le bilan des 45 années passées? 

Peut être... 

Parlons d'ailleurs de ces années passées, où en suis je ? qu'ai je construit ?

- un mariage heureux : touchons du bois, 26 ans d'amours, et nous traversons encore les tempêtes sans trop de dégâts collatéraux, nous avons grandis ensemble, nous arriverons bien à vieillir ensemble aussi, enfin j'espère

- 2 enfants, pas encore sortis du bois (loin de là même) mais qui doucement tracent leur chemin, apprennent, progressent, semblent avoir intégrer les valeurs que nous leur avons transmis, construisent les leurs

- une maison, toujours un peu en chantier mais qui se bonifie avec le temps, qui a encore "beaucoup" de potentiel

- une famille, un groupe d'amis, solides, généreux, de ceux sur qui on peut toujours compter, bienveillants. La vie s'est chargé de trier le bon grain. mes remises en questions permanentes régulières ont fait le reste.

- un boulot, oups, là c'est peut être le point noir du portrait, mais pour le coup, j'ai pas vraiment la main, ma situation reste précaires, des CDD renouvelables pendant 6 ans... J'en suis au 5eme... Que se passera t il après ? ben, on verra bien ... j'ai avancé, tout de même, dans ma confiance en moi par exemple : j'ai des compétences ! je sais aussi, qu'actuellement nos carrières ne sont plus linéaires, plusieurs métiers, plusieurs employeurs. Je sais aussi que 60% des métiers qui recruterons en 2020 (dans 4 ans donc) n'ont pas encore été inventés... En attendant, je travaille, j'ai un salaire, des conditions confortables, des collègues sympas. C'est déjà ça. 

Des regrets ? quelques uns .... un sensation de temps perdu surtout,... d'énergie mal dépensée... d'avoir manqué trop longtemps de confiance en moi... d'avoir voulu avoir aller trop vite... De m'être auto-censurée, ne pas avoir persévérer dans ce que j'avais envie de faire, parce qu'ON m'avait dit que ce serai trop dur, que je n'y arriverais pas... Ouai ben les concours, ça se repassent ! et plusieurs fois en plus ! De ne pas m'être écouter plus souvent... (quand tu te casses le bras en allant au boulot, c'est un accident, certes, mais... peut être pas que...)

ok, ok, ok, tout cela c'est bien beau mais pourquoi ce constat maintenant ? à 45 ans ?

Statistiquement la "moitié" de la vie d'une femme en France actuellement est à 42,8 ans très exactement (j'ai cherché, si, si) donc pourquoi ce bilan aujourd'hui ?

Parce que cette année a été particulière, mais vraiment vraiment vraiment particulière

la fin d'une amitié que je croyais sincère et réciproque qui s'acheve brutalement par un SMS (ouai, j'ai été "largué" par SMS, classe hein ? ouai, j'en suis encore en colère parfois... oui, j'ai du mal à m'en remettre, tout simplement). Le Coq a eu de gros ennuis au boulot, une petite faute (en même temps qui n'en a jamais fait lui jette la première pierre) très lourdement sanctionné, punition, placard, et ce qui va avec, sans prise en compte de ce qui l'avait poussé là... Le sentiment d'injustice qu'il lui a fallu ravalé... Les conséquences de son changement de qualification...  Son mal être pendant plusieurs mois. L'infactus de Padou qui nous a fait craindre pour sa vie. Le "plus d'image, plus de son" dont j'ai été victime au mois de novembre, l'absence de diagnostique, le mal de tête insupportable et permanent, mes parents, mes amis, les larmes dans les yeux au bout de mon lit d'hopital qui m'ont fait un instant craindre le pire, les 2 mois d'arrêts, échouée sur mon canapé. La reprise impossible, retour à l'échouage sur canap'. Toute cette confusion dans ma tête, les changements de vie que je savais nécessaire mais qui me semblait alors impossible à amorcer... le sentiment de m'être perdu... De ne plus rien maîtriser... et ce cops qui me trahi...

Et, puis... un soir entre 2 portes, les mots de ma co-loc de grotte, qui sans le vouloir (quoique)  m'a montrer le chemin du début du commencement...

une toute petite lumière vacillante et fragile, loin, loin, la-bas : la nécessité de lâcher-prise

Et quelle différence en peu de temps finalement...

une reprise en main de moi, par moi. La sortie du tunnel qui s'approche vers le grand soleil

J'ai perdu 10kg (et c'est pas fini),

arrêté de me battre contre des moulins à vents (pourtant ma mère me l'a toujours dit que ça servait à rien),

fini d'attendre (les autres, des trucs qui ne viendront jamais tout seuls vers moi, le bonheur),

banni le stress ,

revu mes priorités,

changé d'angle de vision,

cessé d'avoir peur...

Je ne dis pas que j'ai réussi, pas encore,

je sens les bases fragiles,

d'ailleurs, je pense qu'il n'y a pas vraiment de "fin"  dans c't'affaire, il reste des points de tensions.

Mais comme je me sens mieux,

libéééééréééééée, dééééliiiivrééééééée

de ces charges que je m'étais volontairement collées sur le dos. 

Alors, depuis dimanche, j'ai 45 ans... 

Je ne suis plus une jeune fille, je ne suis pas encore une vieille femme

Voici le début de la seconde moitié de ma vie

j'avais besoin de le poser ici, par écrit

pour ne pas oublier de faire en sort qu'elle soit la plus amusante et douce possible.

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Posté par 100p100cocottes à 11:14 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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26 mai 2016

Ma fille a les cheveux bleus...

... depuis le temps, ils ont viré au vert...

bref,

ma fille a les cheveux verts

Et alors ?

oui et alors ?

En l'autorisant à changer radicalement de couleur de tête, je ne m'attendais pas aux "dommages collatéraux"

oh, rien de grave, je vous rassure

la première surprise passée, nos proches ont souri,

ils ont l'habitude de notre éducation, certainement trop permissive à première vue, que nous donnons à nos enfants

à première vue seulement,

car nous avons des valeurs, des tolérances et des intolérances qui sont les nôtres

nous fonctionnons à la confiance,  qu'ils la trahissent et ils nous verront nous transformer en dragon. Il y a un couvre feu bien sur, et ils doivent le respecter,... ou appeler. Ils ont beaucoup de liberté et d'autonomie à partir du moment où nous savons où ils sont, où ils vont. 

très vite, (trop vite dirons sûrement les esprits chagrins) nous leur avons donné les moyens d'être autonomes, nous leur avons appris à aller seul à l'école, aux activités, chez les copains. Nous leur avons expliqué les dangers (sans les paralyser de peur), comment les éviter. Que faire quand on a un problème, où trouver de l'aide. Ils savent que nous serons toujours là pour eux.

nos rigidités ne se portent pas sur les cheveux ou les tenues (qui heureusement ne sont jamais indécentes, mais peut être que c'est parce qu'il n'y a pas d'interdit), ni sur les convictions ou les goûts, à partir du moment où leur discours est argumenté (on a même le droit de ne pas d'accord). Elles ne se portent même pas sur les fréquentations qui pour l'instant n'ont jamais semblé mauvaises. La maison est toujours ouverte pour les copains (d'ailleurs ceux de Raphaël connaissent bien le tiroir à goûter) et ils ne se privent pas d'y échouer régulièrement.

Leurs potes sont des gentils, comme eux.

Les amoureux ont toujours été les bienvenus, les amoureuses à venir le seront aussi... De toute façon, nous pensons que leur interdire de vivre l'Amour, avec un grand A (à l'adolescence tous les amours ont un grand A, et il nous semble important qu'ils soient considérés comme tel) est contre-productif. Que avec ou sans notre consentement, ça se fera, alors autant leur donner les "outils" adéquates et le confort qui rend ces moments là si doux. 

L'important, pour nous, et surtout pour moi, est de ne jamais perdre le lien, le dialogue. Quand ça chauffe, parce que oui, ça se frite aussi dans le Poulailler, les esprits sont aussi bouillants qu'ailleurs, les portes claquent, les cris fusent, parfois même les noms d'oiseaux entre frère et soeur sont échangés. Dans ces cas là, les belligérants sont cantonnés dans leur appartements, et c'est valable pour les enfants comme pour les parents.

Et on en reparle plus tard, quand toute la colère est retombée et que l'on peut enfin discuter efficacement. 

alors à quoi bon se formaliser d'une couleur de cheveux peu courante ? 

Quel mal d'avoir les cheveux bleus ou vert ? ou rouge, ou arc-en-ciel quand on a 16 ans ?

Parce que si elle ne le fait pas à 16 ans, quand le fera-t-elle ? à 30 ? à 40 ?

se serai pathétique à cet âge là non ?

Parce qu'en plus, nous l'encourageons à avoir ses propres convictions,  à suivre ses désirs, à atteindre ses rêves, à expérimenter pour trouver sa place dans notre société si tourmentée. 

C'est les regards interrogateurs des passants qui m'a obligé à réfléchir à la façon dont j'élève mes enfants

En effet, sur le passage de la Gazelle, les gens se retournaient : certains amusés, d'autres choqués... Quelle mère je pouvais bien être pour la laisser faire une chose pareil ?

J'en ai parlé avec elle... Comment vivait-elle ces regards ?

Et bien...

Je suis fière d'elle,

elle a suffisamment confiance en elle pour se moquer du regard des autres,

pour construire patiemment son chemin

pour tracer son avenir 

Je ne veux pas vendre la peau de l'ours mais pour l'instant j'ai l'impression qu'on s'en sort pas si mal

pourvu que ça dure

Pourquoi je vous raconte tout cela ?

juste, encore une fois, pour en garder la trace

la trace de ses 16 ans à elle, de ses 13 ans à lui

un jour, ils seront touchés de lire mes mots

enfin... je veux le croire

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08 mai 2016

Oups

Pas de résumé de la semaine
Vous avez vu ?
Non, non, j'ai pas oublié
Mais entre un week-end de bricolage chez les parents bien bien rempli
Et le chargeur de mon ordi qui s'est mis en grève
Ben heureusement que j'ai mon Iprécieux pour communiquer
Et puis, c'est pas comme si je partais 2 jours en voyage scolaire, non plus...
Bref, chiotte, crotte, zut
À bientôt donc

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09 avril 2016

Parfois, il a des coïncidences...

... Qui nous obligent à réfléchir un peu plus que d'habitude

La semaine dernière Virginie B faisait un article sur "L'IMAGE QUE TU RENVOIES DE TON ACTIVITÉ SUR LA TOILE"

Cela m'a interpellé,

oui, après tout, que livrons nous de nous dans ce monde virtuel ?

que donnons nous à voir ?

Sommes nous les même que dans la vraie vie ?

Pourquoi nous exposons nous ainsi ?

Je me suis interrogé un instant,

et puis comme d'habitude, le sujet m'a glissé sur les  plumes, je suis passée à autre chose

Sauf que : 

Dans mon cercle d'amis, il y a une personne qui nous était proche, il y a encore un an, et qui s'est éloigné depuis,

ET qui a son avis (bien tranché) sur chacun d'entre nous

ET l'image qu'il a de moi (nous vivons dans une petite communauté, tout fini par se savoir) met en avant mon activité virtuelle et la présente comme suspecte. 

Bien, ok, il peut bien penser ce qu'il veut, je m'en moque, le sujet n'est pas là

Par contre, cela a déclenché chez moi LA cascade de questions habituelles

Qui suis-je ? dans quel état j'erre ? etc... etc... 

en plus des questions que Virginie B avait déjà soulevé dans mon petit cerveau de Gallinacé

Comme ça faisait deux fois, coup sur coup que cette interrogation me revenait, j'ai décidé de me poser 2 min et d'y réfléchir

Ma première réaction a été, bien sur, de me moquer de l'avis des autres sur ce que je suis, je n'ai besoin, pour être heureuse, que de celui de mon entourage proche, j'ai besoin (oui oui besoin) de leur regards  bienveillants sur mes qualités et mes défauts, je n'ai pas encore réussi à m'extraire complètement de l'importance du regard de l'autre sur moi, ma grande sensibilité s'exprime parfois aussi violemment que je cherche à la faire taire.

Mais je me soigne et aujourd'hui, j'ai suffisamment confiance en moi pour que des cercles de gens plus lointains n'est pas d'influence sur mes attitudes

Et vous savez quoi ? C'est le monde virtuel qui m'a aidé gagné cette confiance. J'ai commencé il y a 6 ans, avec l'ouverture de ce blog, à prendre ma vie en photo pour m'obliger à regarder,  à comprendre qu'elle était belle. Avant, j'avais tendance à ne voir que le  mauvais de la Force et de me poser en victime. Quand j'ai compris à quel point j'avais de la chance, à quel point je m'étais trompé toutes ses années, un déclic s'est produit.  

Plus je prenais conscience de cette douceur de vivre, plus j'en avais envie, plus je provoquais d'occasion, parce qu'on n'est jamais mieux servi que par soi même, et parce qu'enfin, je me rendais compte que j'en étais capable.

J'aurai pu garder mes photos pour moi, mais j'ai eu une envie irrépressible de  crier sur tous les toits, de dire à tout le monde,que j'avais enfin compris. Mais comment faire ? Poster ici et sur les réseaux sociaux a été un moyen comme un autre. Ça été aussi, une façon de pratiquer la photos (qui est une vieille passion), de me décomplexer, d'exprimer cette créativité que je refoule tellement souvent.

Ces photos, et leurs diffusions sont mon aide mémoire, mon miroir, mon carburant

La cerise sur le gâteau a été de me rendre compte que, finalement, mon entourage jouait le jeu et  y voyait une façon de garder un lien avec moi.

Mais tout cela ne répond pas à la question : quelle image a t on de moi ?

ici ou ailleurs ? 

Et ben je sais pas... Vraiment pas...

ce n'est pas une tournure de phrase pour m'attirer vos compliments positifs ou négatifs. 

Je ne cherche plus rien,

à part être heureuse, être moi, être douce avec les miens, curieuse de tout,  et c'est déjà pas mal

Et que ceux que ma personnalité et mes moyens d'expression dérangent,

passent leur chemin,

ou regardent mieux, ils pourraient, peut être, être surpris, qui sait ?

A bonne entendeur

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Posté par 100p100cocottes à 06:12 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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